Home TRADITIONDapaong : Des écoles publiques transformées la nuit en lieux de débauche et de consommation de stupéfiants

Dapaong : Des écoles publiques transformées la nuit en lieux de débauche et de consommation de stupéfiants

by Gangane Info
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À Dapaong, plusieurs écoles publiques censées être des espaces d’éducation deviennent, la nuit, des zones de débauche, de consommation de drogue et de fréquentations clandestines. Un phénomène qui inquiète profondément les enseignants, les parents et les communautés riveraines.

Des établissements du centre ville comme l’école du camp, Zoumouta, Bodjopal , kombonloaga ou l’école centrale sont régulièrement cités parmi les plus touchés. L’absence de surveillance et le mauvais état des infrastructures facilitent l’accès des intrus.

Dans certaines de ces écoles, les gardiens ont tout simplement déserté ou sont inexistants ,laissant les locaux totalement vulnérables. À bodjopal, les habitants rapportent que des portes ont été défoncées, offrant un accès libre aux salles de classe plongées dans l’obscurité.

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« Chaque matin, nous découvrons des déchets, des préservatifs, des bouteilles et des sachets vides. On voit clairement que les lieux ont servi de point de rendez-vous nocturne », déplore un enseignant de l’école centrale.
À Zoumouta, une mère rencontrée devant l’établissement témoigne :
« Vers 22h, ce sont des motos qui viennent déposer des jeunes. Ils entrent sans aucune difficulté, comme si l’école était abandonnée. »

Plus alarmant encore, certains de ces établissements sont devenus des points de consommation de stupéfiants. « Il y a des groupes qui viennent fumer toute la nuit. Ils s’installent dans les classes où les portes ne tiennent plus. Parfois, ils restent jusqu’au petit matin », rapporte un habitant proche de l’École du Camp.

À Bodjopal, un riverain raconte :
« Les jeunes défoncent les portes, s’installent dans les salles et passent des heures à fumer. Nous avons alerté mais rien ne change. »

Les directeurs d’école reconnaissent que sans gardiens, sans clôtures solides et sans éclairage, ils sont impuissants. Certains demandent un appui urgent des autorités locales pour sécuriser les lieux. Une source administrative confirme que « le phénomène est bien connu, mais les ressources humaines et financières pour la surveillance restent limitées ».

Les acteurs de l’éducation appellent à des mesures urgentes :

rétablir le gardiennage, renforcer ou réparer les clôtures, installer un éclairage public fonctionnel et impliquer les leaders communautaires dans la surveillance nocturne.

Pour un inspecteur de l’enseignement, « l’école doit rester un sanctuaire pour l’enfant, pas un refuge pour les déviances. Tant que les portes resteront béantes, les risques resteront élevés. »

En attendant une réaction ferme, les habitants de Dapaong assistent, impuissants, à la dégradation nocturne de leurs établissements scolaires, symboles pourtant essentiels de l’avenir de la région.

#Gangane

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