Le Niger a été le théâtre de nouvelles tensions sécuritaires en l’espace de 48 heures, avec une attaque meurtrière dans le nord du pays et des tirs signalés dans la capitale Niamey.
Attaque sanglante à Assamakka (région d’Agadez) :
Le 27 janvier 2026, des individus armés, présentés comme des terroristes en provenance d’un pays voisin, l’Algérie, ont mené une attaque contre le poste de police de la localité d’Assamakka, dans la région d’Agadez, au nord du Niger.
Selon les premiers éléments disponibles, les assaillants circulaient à bord de six (06) pick-up et étaient lourdement armés. L’attaque a visé directement l’infrastructure sécuritaire, qui a été incendiée après les affrontements.
Le bilan provisoire fait état de dix (10) policiers tombés sur le champ d’honneur, tandis que deux (02) terroristes auraient été neutralisés par les forces de défense et de sécurité.
Après leur opération, les assaillants ont pris la fuite en direction de la frontière algérienne, laissant derrière eux d’importants dégâts matériels.
Cette attaque intervient dans un contexte marqué par une pression persistante des groupes armés sur les zones frontalières, particulièrement dans le nord et l’ouest du Niger.
Tirs nourris signalés à Niamey :
Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2026, des tirs nourris ont été entendus dans le secteur de l’aéroport de Niamey, suscitant l’inquiétude des populations riveraines.
Des sources concordantes indiquent que la Défense Contre Aérienne (DCA) chargée de la protection de la plateforme aéroportuaire aurait été activée, sans qu’un bilan officiel ne soit encore communiqué.
Par mesure de précaution, les vols civils à destination de Niamey auraient été déroutés vers d’autres aéroports de la sous-région, dans l’attente d’une clarification de la situation sécuritaire.
Un climat sécuritaire toujours préoccupant :
Ces deux événements rapprochés traduisent la fragilité persistante du contexte sécuritaire nigérien, malgré les efforts des autorités et des forces armées. Ils rappellent également les défis majeurs auxquels fait face le pays dans la lutte contre les groupes armés, aussi bien dans les zones frontalières que dans les centres urbains stratégiques.
Les autorités Nigériennes ne se sont pas encore officiellement exprimées sur ces incidents au moment de la rédaction de cet article.
GANGANE
