Sous le soleil matinal, la maison des jeunes de Tandjoaré a servi de cadre ce mardi à une cérémonie porteuse d’espoir. Autorités locales, partenaires techniques et financiers, ainsi que populations des villages environnants se sont mobilisés pour assister au lancement officiel du projet « Eau Potable et Assainissement pour l’amélioration de la santé des populations de Tandjoaré au Togo », une initiative de Avenir des Jeunes Filles de Dapaong (AJFD).
Dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale, le représentant du maire de Tandjoaré 1 Kombate bondka a ouvert la série d’interventions. Au nom de l’exécutif communal, il a salué un projet « d’une importance capitale », rappelant que l’accès à l’eau potable et à un cadre de vie sain reste un défi quotidien pour de nombreuses familles de la préfecture. Il a, par ailleurs, exprimé la gratitude des autorités locales envers les partenaires engagés aux côtés de l’AJFD.Au cœur de cette initiative, un constat sans appel : dans plusieurs localités de Tandjoaré 1, l’accès à l’eau potable demeure limité, exposant les populations, notamment les femmes et les enfants, à des risques sanitaires importants.
« Les maladies liées à l’eau et au manque d’hygiène continuent d’affecter nos communautés », a souligné la coordinatrice de l’AJFD, Pascaline Toulouse. Pour elle, ce projet répond à une urgence sanitaire mais aussi à une nécessité de développement durable.
Concrètement, l’intervention cible six villages : Sounsouri, Nakpagli, Lambabagou, Gninmongue, Dimongue et Nansongue. Dans ces localités, le projet prévoit la réalisation de six forages équipés de systèmes de pompage solaire, garantissant un accès continu à l’eau potable.
Au-delà de l’eau potable, le projet met également un accent particulier sur l’assainissement. Il prévoit la construction de 72 latrines familiales de type ECOSAN, réparties entre les six villages, ainsi que des campagnes de sensibilisation pour encourager de meilleures pratiques d’hygiène.
Une approche essentielle pour prévenir les maladies et améliorer durablement les conditions de vie.Autre innovation majeure : l’implication directe des communautés dans la gestion des infrastructures.
Des Comités Eau et Assainissement seront mis en place dans chaque village et leurs membres formés pour assurer l’entretien et la durabilité des ouvrages. « Il ne s’agit pas seulement de construire, mais de garantir que ces infrastructures servent longtemps », a insisté une représentante de l’APDIF.
Soutenu financièrement par la Mairie de Paris et l’Agence de l’Eau Seine-Normandie, et mis en œuvre avec l’appui technique de l’APDIF, ce projet s’inscrit dans une dynamique de développement participatif. Il valorise l’autonomisation des communautés, tout en intégrant les enjeux d’égalité de genre.
Au terme de la cérémonie, les partenaires ont réaffirmé leur engagement à accompagner l’AJFD dans la réussite de cette initiative. Pour les populations de Tandjoaré 1, ce projet apparaît déjà comme une promesse concrète d’un quotidien amélioré, où l’accès à l’eau potable et à un environnement sain ne sera plus un luxe, mais un droit accessible à tous.
Prince Nale
