Dans la région des savanes, plus de trois cent femmes issues de 10 coopératives locales ont bénéficié d’une formation dans le cadre du projet UNITE. Entre résilience, apprentissage et espoir, ces participantes entendent transformer durablement leurs conditions de vie et celle de leurs familles.Cinq sessions ont réuni ces femmes : Korbongou, Timbou, Kpadjenta, Louanga et Oporgou.Au centre des jeunes de Timbou comme dans les 4 autres centres, l’ambiance est studieuse mais pleine de vie.
Réunies autour d’ateliers pratiques, soixante femmes suivent avec attention une formation qui pourrait marquer un tournant dans leur quotidien.Originaires de diverses localités, ces participantes sont membres des coopératives Moinibe 1 et 2, Monyable, Monkpète, Adeli,Timonkpaad, Mondo, Falgbén, Motoagman et Yendoutote.
Parmi elles, des réfugiées, des déplacées internes et des femmes issues des communautés d’accueil, toutes animées par une même volonté : reconstruire leurs vies et renforcer leur autonomie.
Une formation au service de la résilience :
Organisée sur deux jours, les 23 et 24 juin 2026, cette session de formation s’inscrit dans le cadre du projet UNITE, mis en œuvre avec l’appui du HCR, l’OIM, l’UNICEF et PAM.L’objectif est de lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, notamment chez les écoliers, tout en favorisant l’autonomisation économique des femmes et la cohésion sociale dans une région fragilisée par les défis sécuritaires.
À travers des ateliers pratiques et des échanges d’expériences, les participantes ont pu acquérir de nouvelles compétences pour améliorer leurs activités génératrices de revenus.Pour plusieurs femmes, cette formation représente une opportunité concrète pour relancer leur vie. » Avant, je ne savais pas comment développer mon activité. Aujourd’hui, j’ai appris des techniques qui vont m’aider à mieux m’en sortir », témoigne Amina, membre d’une coopérative.»
Pour celles qui ont fui leurs localités d’origine, l’impact est encore plus profond :« Nous avons tout perdu en partant. Ici, on nous donne une chance de recommencer. Cela nous redonne confiance », confie Mariam.
Un levier de cohésion sociale :
Au-delà de l’apprentissage, l’initiative contribue à rapprocher les communautés.« Cette formation nous unit. Nous travaillons ensemble entre réfugiées et communautés hôtes et nous-nous comprenons mieux », explique une participante issue de la communauté hôte.»
Pour l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) avec l’appui technique du REFED, cette dynamique est essentielle. L’organisation prévoit de renforcer au total dix coopératives locales, considérées comme des piliers d’un système alimentaire durable.Des femmes actrices du changement :Ces femmes ne se contentent pas de bénéficier d’un projet.
Elles s’inscrivent dans une dynamique de transformation durable, au service de leurs familles et de leurs communautés.Entre apprentissage, solidarité et détermination, elles incarnent aujourd’hui un espoir tangible pour la région des savanes.


la rédaction
