Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et alimentaires croissants dans le nord du Togo, plusieurs organisations internationales, dont l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le HCR, l’UNICEF et le PAM, ont uni leurs efforts pour mettre en œuvre le projet UNITE financé par l’Union Européenne.
Cette initiative vise à renforcer la résilience des communautés vulnérables, favoriser la cohésion sociale et améliorer durablement la sécurité alimentaire. Au cœur de cette dynamique se trouvent les coopératives féminines, acteurs clés de la transformation économique et sociale locale. Dix coopératives composées de femmes issues de communautés hôtes, de réfugiés et de personnes déplacées internes ont été créées pour produire et fournir des denrées alimentaires de qualité aux cantines scolaires.
Une montée en compétences nécessaire:
Après une première phase de formation axée sur les techniques de production agricole, la transformation des produits et les bonnes pratiques alimentaires, les besoins des coopératives ont évolué. Les femmes membres ont exprimé la nécessité de renforcer leurs compétences en organisation, gouvernance et gestion afin d’assurer la pérennité de leurs activités.
Pour répondre à cette demande, l’OIM, en collaboration avec le REFED, a organisé cinq sessions de formation intensives du 23 au 25 juin 2026 dans plusieurs cantons de la région des Savanes. Ces sessions ont rassemblé 345 membres de coopératives ainsi que des facilitateurs et des acteurs communaux.
Des formations axées sur la gouvernance et l’entrepreneuriat:
Les formations ont couvert un large éventail de thématiques essentielles au bon fonctionnement des coopératives.Parmi celles-ci figurent :Les principes et valeurs coopératives, le leadership et la gouvernance participative, la gestion administrative et financière, la création d’activités génératrices de revenus, l’élaboration de plans de travail et de budgets, les techniques d’animation de réunions, la prévention et la résolution des conflits. Adoptant une approche participative, les sessions ont combiné exposés interactifs, études de cas, travaux de groupe et simulations pratiques. Cette méthodologie a permis aux participantes de partager leurs expériences et de renforcer leurs compétences de manière concrète.
Des résultats prometteurs pour les communautés :
Les résultats attendus de ces formations sont significatifs. Les coopératives devraient désormais être en mesure de mieux appliquer les principes coopératifs, d’améliorer leur gestion interne et de développer des activités économiques viables.
En définitive, le renforcement des coopératives féminines s’inscrit dans une approche durable et inclusive du développement local. Il permet non seulement de lutter contre l’insécurité alimentaire, mais aussi de bâtir des communautés plus résilientes, solidaires et autonomes.
De plus, chaque coopérative dispose d’un plan de travail et d’un budget annuel, garantissant une meilleure planification de ses activités. L’amélioration des capacités en gestion des conflits et en animation des réunions contribuera également à renforcer la cohésion sociale au sein des groupes. Un levier pour l’autonomisation des femmesAu-delà de l’amélioration de l’approvisionnement des cantines scolaires, cette initiative constitue un puissant levier d’autonomisation économique pour les femmes. En renforçant leurs compétences et leur capacité à générer des revenus, ces coopératives contribuent à améliorer les conditions de vie des ménages et à renforcer la stabilité sociale dans la région.
La rédaction


