Home TRADITIONNationale N1 sous pression : terre-pleins écrasés, poteaux électriques renversés… Dapaong subit l’embouteillage des camions en attente

Nationale N1 sous pression : terre-pleins écrasés, poteaux électriques renversés… Dapaong subit l’embouteillage des camions en attente

by Gangane Info
0 comments

À Dapaong, les infrastructures urbaines du boulevard longeant la nationale N1 se détériorent à un rythme inquiétant. Terre-pleins écrasés, bordures arrachées et désormais poteaux électriques renversés : la ville subit de plein fouet l’afflux massif des camions gros porteurs immobilisés en attente de franchir la frontière burkinabè.

Depuis plusieurs semaines, la scène est devenue presque quotidienne. Des dizaines de camions s’alignent sur plusieurs kilomètres, souvent immobilisés pendant de longues heures. Lorsque l’ordre de reprendre la route vers Cinkassé tombe, le redémarrage se transforme en une cohue mécanique. Dans cette bousculade, certains chauffeurs, pressés de ne pas perdre leur position, roulent sur les terre-pleins centraux, écrasant pavés et bordures… et heurtant parfois les poteaux d’éclairage public.

Des infrastructures urbaines ravagées

Le terre-plein du boulevard, jadis conçu pour sécuriser et embellir la traversée de Dapaong, se retrouve morcelé, creusé et par endroits totalement détruit. Les poteaux électriques, victimes collatérales de ces manœuvres hasardeuses, sont régulièrement arrachés ou renversés par les remorques. Les agents de la CEET interviennent fréquemment pour éviter coupures et risques d’électrocution.

banner

« On répare un poteau le matin, un autre tombe le lendemain », confie un technicien rencontré sur place, visiblement dépassé par l’ampleur des dégâts.

La crise burkinabè, un facteur déterminant

Cette pression inhabituelle sur les axes de Dapaong trouve son origine à quelques kilomètres plus au nord, au Burkina Faso. Les contrôles renforcés, les limitations de circulation et les perturbations liées au contexte sécuritaire ralentissent considérablement l’entrée des camions dans le pays. Résultat : les transporteurs s’entassent du côté togolais, formant des files d’attente interminables qui déversent leur chaos jusqu’au cœur de la ville.

Les chauffeurs affirment n’avoir d’autre choix que d’attendre. « Quand l’ordre arrive d’avancer, tout le monde démarre en même temps. Si tu tardes, on te klaxonne, on te bouscule. Parfois, pour éviter un choc, il faut monter sur le terre-plein », témoigne un conducteur malien.

Sécurité urbaine menacée

Pour les riverains, la situation est devenue préoccupante. Entre les manœuvres brusques, la réduction des espaces piétons, les risques liés aux fils électriques arrachés et la pollution constante, le quotidien s’alourdit.

La destruction des terre-pleins réduit aussi la visibilité des automobilistes, augmentant les risques d’accident. Les piétons, eux, doivent naviguer entre remorques compactes et débris de béton.

Un appel à une réorganisation urgente

Face à cette dégradation rapide, plusieurs voix s’élèvent pour réclamer une réorganisation du stationnement des camions hors de la zone urbaine, ou la création d’aires dédiées avant d’atteindre Dapaong. D’autres estiment qu’une coordination plus renforcée entre services togolais et burkinabè pourrait limiter les temps d’attente.

En attendant une solution durable, la nationale N1 demeure sous une pression extrême, et Dapaong continue d’en payer le prix, infrastructure après infrastructure.

Gangane

You may also like

Leave a Comment

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00

Abonnez vous

Please support us by disabling your AdBlocker extension from your browsers for our website.