Les acteurs régionaux du développement ont pris connaissance du nouveau cadre d’action publique. Santé, éducation, eau potable, énergie, emploi des jeunes et digitalisation figurent parmi les priorités mises en avant.
La nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031 a été présentée jeudi 3 septembre aux acteurs du développement de la région des Savanes, réunis à l’hôtel Dapaong autour du gouverneur Affoh Atcha-Dédji.La rencontre a rassemblé les autorités locales, les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État, le secteur privé, la société civile ainsi que les partenaires techniques et financiers.
Elle avait pour objectif de rapprocher les orientations nationales des réalités vécues par les populations et de favoriser leur appropriation au niveau régional.Cette session intervenait après les consultations menées en mai dans les différentes régions du pays. Dans les Savanes, les échanges avaient permis aux acteurs locaux de faire remonter leurs préoccupations, notamment en matière d’emploi des jeunes, d’accès aux services sociaux de base, d’eau, d’électricité et d’infrastructures. La situation sécuritaire de la région avait également été prise en compte dans les discussions.
Trois axes, neuf ambitions et quinze programmes:
La feuille de route 2026-2031 s’articule autour de trois axes stratégiques : « Protéger, Rassembler et Transformer ». Cette orientation vise à renforcer la résilience du pays, à consolider la cohésion sociale et à accélérer la transformation d’une économie plus compétitive et inclusive.
Selon Etsri Homevor, conseiller à la Présidence du Conseil, les contributions recueillies auprès des acteurs à la base ont permis d’orienter et d’affiner certaines priorités. À l’issue des consultations et des travaux techniques menés avec les ministères, le document a été structuré autour de trois axes stratégiques, neuf ambitions et quinze programmes structurants.La nouvelle feuille de route doit ainsi servir de cadre de référence pour l’action des administrations, des collectivités territoriales, du secteur privé, des organisations de la société civile et des partenaires du développement.
Dans la région des Savanes, les priorités mises en avant concernent notamment la santé, l’éducation, l’eau potable, l’énergie, l’emploi des jeunes et la digitalisation. Ces secteurs constituent des leviers essentiels pour améliorer les conditions de vie, renforcer l’accès aux services publics et créer de nouvelles opportunités économiques au profit des populations.
Le suivi-évaluation au cœur des échanges :
Au-delà de la présentation du document, les discussions ont porté sur les conditions de sa mise en œuvre et sur les mécanismes de suivi-évaluation. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une remontée régulière de données fiables afin de mesurer les progrès réalisés, d’identifier les difficultés et d’apporter, au besoin, les ajustements nécessaires.Pour les acteurs régionaux, la réussite de la feuille de route dépendra de sa capacité à se traduire en actions concrètes et mesurables.
Les attentes portent notamment sur l’amélioration de l’accès à l’eau potable, le renforcement des infrastructures scolaires et sanitaires, la disponibilité de l’énergie et la création de perspectives pour les jeunes.
La Présidence du Conseil avait lancé le processus d’élaboration de la feuille de route le 12 mai 2026 à Lomé, dans le cadre de consultations avec les partenaires techniques et financiers, le secteur privé, la société civile et les institutions publiques. Cette démarche devait permettre de tenir compte des défis nationaux et des réalités propres aux différentes régions du pays.
À Dapaong, la restitution marque donc le passage de la phase de consultation à celle de la mise en œuvre. Les acteurs locaux sont désormais appelés à relayer les orientations nationales et à contribuer à leur déclinaison dans les communes et les différents secteurs d’intervention.Dans les Savanes, la crédibilité de la nouvelle feuille de route se mesurera finalement à l’aune de ses résultats sur le terrain. Pour les populations, l’enjeu est que les engagements annoncés se traduisent par des améliorations visibles dans la santé, l’éducation, l’accès à l’eau et à l’énergie, l’emploi et les services publics.
La rédaction