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Dossier spécial /Togo lutte antiterroriste : Face à la crise du sahel le modèle Togolais de prévention de sécurité et de résilience

by Gangane Info
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Alors que l’insécurité sahélienne continue de se propager vers les pays côtiers du Golfe de Guinée le Togo apparaît comme l’un des rares États de la sous-région à avoir très tôt misé sur une stratégie d’anticipation globale fondée sur la sécurité la prévention de l’extrémisme violent et le développement des zones vulnérables.

L’Opération Koundjoaré, le CIPLEV et le PURS constituent aujourd’hui les piliers de ce dispositif intégré porté par une volonté politique forte du Président du Conseil Faure Essozima Gnassingbé.


Une vision politique assumée au sommet de l’État :


La réponse togolaise à la menace sécuritaire dans la région des savanes s’inscrit avant tout dans une vision stratégique impulsée au plus haut niveau. Pour le Président du Conseil, la sécurité constitue un socle indispensable du développement et de la souveraineté nationale.
Lors du Lomé Peace and Security Forum, il déclarait :
« Nous devons être les acteurs principaux de notre propre sécurité »
Cette orientation s’est traduite par des décisions concrètes visant à anticiper les risques plutôt que d’attendre que la menace se matérialise sur le territoire national.

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Opération Koundjoaré la première ligne de défense :


Lancée en septembre 2018, l’Opération Koundjoaré constitue le pilier militaire de la stratégie togolaise. Elle vise la sécurisation permanente des frontières nord, le renforcement du maillage territorial et la dissuasion contre toute tentative d’infiltration de groupes armés.
Sur le terrain, la présence accrue des Forces de défense et de sécurité a profondément changé le quotidien des habitants.
« Chaque matin, nous savons que notre présence rassure les populations locales. La collaboration avec les chefs traditionnels est essentielle pour prévenir les menaces » confie un officier déployé dans l’opération koundjoare.


Pour les habitants, les effets sont tangibles.
« Avant, nous avions peur la nuit. Aujourd’hui, nous pouvons dormir plus sereinement et travailler sans crainte, nous avons maintenant un poste de police, une brigade de gendarmerie et aussi une base avancée des militaires » témoigne laldja Lalbile habitant de pognon.
Renforcée juridiquement en 2022, l’opération est désormais inscrite dans la durée.
Le CIPLEV prévenir plutôt que subir :
Créé en 2019, le Comité interministériel de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent agit sur le terrain social, éducatif et communautaire. À travers des campagnes de sensibilisation, le dialogue interreligieux et l’implication des leaders locaux, le CIPLEV contribue à renforcer la cohésion sociale et à réduire les risques de radicalisation.
« Les jeunes comprennent mieux aujourd’hui les dangers de la manipulation. Beaucoup choisissent désormais des voies pacifiques, ils discutent entre eux pour trouver des solutions…» explique Dapandja leader communautaire de Waldjoaga.


Le PURS le développement comme pilier de la stabilité :
Le Programme d’urgence de renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés repose sur une conviction simple : la sécurité durable passe aussi par l’amélioration des conditions de vie.

Le PURS ne se limite pas au développement économique et social. Il est également un vecteur de sensibilisation à la coproduction de la sécurité, à la prévention des engins explosifs improvisés et à la coordination des interventions entre les partenaires humanitaires et sécuritaires.
Le programme a permis la construction et la réhabilitation d’écoles, de centres de santé, de forages d’eau potable ainsi que le soutien aux activités agricoles et entrepreneuriales… Il organise régulièrement des ateliers et des formations pour renforcer la collaboration entre forces de sécurité, autorités locales et populations civiles.


« La rénovation de notre école, l’appui aux activités agricoles et les sessions de sensibilisation ont changé beaucoup de choses pour les familles » confie une enseignante de kourientré.


Une synergie qui fait la différence :
La particularité du modèle togolais réside dans l’articulation entre l’action sécuritaire, la prévention communautaire et le développement socio-économique. La coproduction de la sécurité, les formations sur les engins explosifs improvisés et la coordination avec les partenaires montrent que chaque mécanisme agit en complémentarité.
« Sécurité, développement et cohésion sociale doivent avancer ensemble » résume un élu local
Cette complémentarité renforce l’efficacité globale du dispositif et explique la capacité du Togo à contenir jusqu’ici les effets directs de la crise sahélienne.


Un modèle qui inspire la sous-région :
Alors que plusieurs pays côtiers renforcent leurs dispositifs face aux menaces venues du Sahel, l’expérience togolaise est de plus en plus citée comme une référence. Anticipation, coordination institutionnelle, implication communautaire et leadership politique expliquent largement les résultats obtenus.

En combinant action militaire, prévention sociale et développement économique, le Togo démontre qu’il est possible de contenir la menace terroriste sans sacrifier la cohésion nationale.

Porté par une volonté politique claire, ce modèle constitue aujourd’hui l’un des piliers de la stabilité du pays et un exemple pour l’Afrique de l’Ouest.

GANGANE

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