À Dapaong, sur la nationale N1, le carrefour Tingbané est devenu un point de passage incontournable… et un véritable casse-tête pour les usagers. Du lever du jour jusqu’à la tombée de la nuit, motos, véhicules et piétons s’y croisent dans un désordre qui inquiète.
Aux heures de pointe, la scène est saisissante. Klaxons, accélérations brusques, tentatives de passage en force : chacun cherche à se frayer un chemin. Sans feux tricolores pour réguler le trafic, la circulation repose uniquement sur l’initiative des conducteurs et des piétons.
À quelques mètres de là, un marché très fréquenté attire une foule importante, surtout en soirée. Entre étals, clients et riverains, l’espace devient rapidement saturé.
« Traverser ici, c’est risqué, mais on n’a pas le choix », confie un usager rencontré sur place.
Mais au-delà du manque des feux tricolores, un autre problème se pose : la méconnaissance des règles de circulation par une partie des usagers. Certains piétons, ne maîtrisant pas l’usage des passages cloutés, s’engagent de manière désordonnée sur la chaussée. Pris entre deux flux de véhicules, ils se retrouvent parfois immobilisés au milieu de la route, exposés à un danger immédiat.
Ces comportements augmentent considérablement les risques d’accidents. « On voit souvent des gens hésiter au milieu de la route, sans savoir quand avancer ou reculer », témoigne un conducteur de taxi-moto.
Face à cette situation préoccupante, les appels à l’action se multiplient. En attendant la fin des travaux de la rue des femmes, qui devrait permettre l’installation de feux tricolores, des mesures urgentes s’imposent.Une présence accrue des forces de l’ordre aux heures de forte affluence permettrait d’organiser la circulation et de limiter les comportements à risque.
Au carrefour Tingbané, le danger est quotidien. Et sans intervention rapide, ce lieu stratégique pourrait continuer à exposer des vies innocentes.
Nale Damessonou
