L’espoir d’une vie meilleure a viré au drame pour six jeunes originaires de Dapaong, actuellement détenus en Côte d’Ivoire dans des circonstances liées à l’exploitation illégale de l’or. Une situation préoccupante révélée à travers des témoignages recueillis auprès de leurs parents, plongés dans l’angoisse et l’incertitude.
Selon ces témoignages, les six jeunes avaient initialement quitté le Togo pour tenter leur chance en Guinée, dans des zones d’orpaillage artisanal. Face à l’absence de résultats satisfaisants, ils auraient ensuite rejoint la Côte d’Ivoire, où un ami leur aurait proposé de travailler sur un site aurifère.Toujours d’après les parents, les jeunes se seraient engagés dans l’exploitation d’une zone interdite, opérant à des heures inhabituelles, tard dans la nuit ou très tôt le matin afin d’échapper aux contrôles.
C’est dans ce contexte que les forces de sécurité ivoiriennes seraient intervenues, procédant à leur arrestation en l’absence de leur contact sur place.Les familles affirment également que, depuis leur interpellation, des sommes d’argent leur auraient été exigées en contrepartie d’une promesse de libération. « Nous avons vendu nos bœufs et même des terrains pour réunir l’argent demandé », témoigne un parent. Pourtant, malgré ces sacrifices consentis par les familles de quatre des jeunes, aucune libération n’a été obtenue à ce jour, alors que les fonds auraient été encaissés.
Pour les deux autres familles, dépourvues de moyens financiers, aucune contribution n’a pu être envoyée. Elles indiquent avoir entrepris des démarches auprès de certaines autorités et structures compétentes, dans l’espoir d’obtenir une assistance et la libération de leurs enfants, sans résultat concret pour l’instant.
Ces témoignages mettent en lumière non seulement la détresse des familles, mais aussi les dérives potentielles liées à l’exploitation minière illégale dans la sous-région, souvent marquée par des risques sécuritaires, juridiques et humains importants.
Face à cette situation, plusieurs proches appellent à une implication urgente des autorités afin de faire la lumière sur les conditions de détention des jeunes et sur les circonstances des paiements exigés. À Dapaong, l’inquiétude reste vive, tandis que les familles continuent d’espérer un dénouement favorable.
La rédaction
